Unité Pastorale Val d’Attert

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L'Unité Pastorale

est composé de 9 paroisses, 4 chapelles et une grotte de Lourdes

À propos de nous

L’Unité Pastorale Val d’Attert est bien plus qu’un ensemble de paroisses et de monuments religieux.

Nous sommes avant tout une communauté de croyants, ayant à coeur de suivre les pas du Christ et d’oeuvrer au mieux pour notre région.

 

 

 

 

Pour les chrétiens qui vivent des contextes de conflit – La Vidéo du Pape – Décembre 2025

2026, l’année du discernement
et de l’audace
Abbé Arnaud Ngouédi

Frères et sœurs, nous vivons une époque de mutations profondes. Aujourd’hui, les mots « algorithmes », « données » et « intelligence artificielle » ne résonnent plus seulement dans les laboratoires de la Silicon Valley, mais pénètrent le cœur même de nos foyers et, désormais, de notre vie ecclésiale.

Comme nous le rappelle le pape Léon XIV, cette innovation technologique n’est pas une puissance étrangère à Dieu. Elle « jaillit de la capacité créatrice que Dieu a confiée à l’humanité ». En créant, l’homme ne fait que répondre à l’appel divin. Mais cette puissance nous place devant une responsabilité immense : celle de choisir quelle vision de l’humanité nous voulons bâtir. 

Le calendrier tourne une page, mais le monde, lui, poursuit sa mutation accélérée. Au seuil de cette année 2026, nous ne nous contentons pas de changer de millésime ; nous entrons de plain-pied dans une ère où l’invisible − ces algorithmes et ces flux de données qui irriguent désormais nos vies − façonne notre réalité quotidienne. Pourtant, au milieu de cette prouesse technologique, une question demeure, plus vibrante que jamais : que faisons-nous de notre humanité ? 

Le risque du monde numérique, c’est de transformer nos relations en « un système d’algorithmes qui reproduisent indéfiniment nos raisonnements, les transformant en simples données ». Le Pape nous met en garde contre la déshumanisation : là où il n’y a que de la donnée, il n’y a plus de place pour la conscience. Nous ne sommes pas des « rouages » d’une organisation, ni des variables dans une équation économique. Chaque ligne de code, chaque outil d’IA doit être pesé à l’aune de ce critère unique : sert-il la dignité de la personne humaine et le bien commun ? Si la technologie sert à manipuler, à exclure ou à masquer la vérité par le mensonge, elle trahit alors sa source divine.

L’année qui s’ouvre nous place devant un carrefour. Nous pourrions nous laisser emporter par la frénésie de la vitesse, par l’illusion que la machine peut remplacer la conscience, ou que le chiffre peut dire la vérité de l’homme. Ce serait oublier que le progrès n’a de sens que s’il est un service. Comme l’a rappelé avec force le pape Léon XIV lors du Forum des bâtisseurs d’IA, l’innovation est une « participation à l’acte divin de création », mais elle nous engage. Elle nous oblige à une éthique de la responsabilité. 

2026 ne doit pas être l’année de la soumission à la donnée, mais celle du renouveau de la pensée. Dans un monde saturé de « bruits » numériques, notre défi sera de cultiver le silence nécessaire au discernement. Il nous faudra apprendre à « désarmer les mots », à chercher la complexité derrière les simplifications algorithmiques, et à remettre le visage de l’autre − le plus fragile, le plus lointain − au centre de nos préoccupations économiques et sociales.

Dans le flot ininterrompu d’informations, l’Église a une mission de « discernement moral ». À l’ère de l’IA, notre travail est double :

– informer de manière responsable : utiliser ces outils pour raconter l’histoire chrétienne avec « vérité et beauté »,

– éduquer au jugement critique : pour que nos contemporains sachent distinguer « les faits des opinions, les vraies nouvelles des fausses ».

L’IA peut être un instrument de justice et de solidarité. Pensons aux algorithmes qui demain aideront à mieux soigner les plus pauvres, ou aux plateformes qui permettront à l’Évangile d’atteindre ceux qui sont isolés. La technologie trouve son plein sens lorsqu’elle devient un vecteur d’amour et de relation.

Que souhaiter pour ces douze prochains mois ?

De l’audace, pour ne pas craindre les « choses nouvelles » et les habiter avec créativité.
De la clarté, pour distinguer, dans le tumulte de l’information, la vérité qui libère.
De la solidarité, pour que personne ne soit laissé au bord du chemin numérique.

Le futur ne se subit pas, il se construit. Que cette nouvelle année soit celle où nous choisissons, avec courage, de mettre notre intelligence − qu’elle soit humaine ou artificielle − au service d’un monde plus juste, plus fraternel et, tout simplement, plus humain. Bonne et sainte année à tous !

 

Journal Paroissial: « Le Sel de l’Attert »
Depuis quelques années, notre journal paroissial n’avait plus de nom. Nous avons pensé qu’il était important d’en trouver un. Après plusieurs réfl exions, nous avons retenu une proposition faite dans le cadre de l’enquête relative au Chantier paroissial, pour trouver le nom de notre future Unité pastorale : « Le Sel de l’Attert », allusion à la parole de Jésus dans la Bible : « Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13). Quelques explications de ce nouveau nom s’imposent. « L’Attert » C’est évident ; cela renvoie à notre commune, mais cela peut aussi renvoyer à la rivière qui la traverse… Nous savons l’importance d’une rivière ou de l’eau dans la vie des hommes. C’est pourquoi, par analogie, cette rivière nous renvoie aussi à la Parole de Dieu : « Heureux est l’homme qui […] se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira » (Psaume 1, 1-3). « Le Sel » Deux textes nous interpellent : « Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous » (Mc 9, 50) et « Que votre parole soit toujours pleine de grâce et assaisonnée de sel, afi n que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4:6). Être sel, c’est donner autour de nous le goût de vivre, car, quand nous rendons la vie belle à ceux qui nous sont confi és, notre existence prend un sens. « Si, face à la multitude d’obstacles, nous nous demandons : “À quoi bon continuer à nous battre ?”, rappelons-nous que peu de sel suffi t à donner de la saveur. Par la prière, nous apprenons à nous regarder comme Dieu nous regarde : il voit nos dons, nos capacités. Ne pas nous aff adir, c’est nous engager corps et âme et faire confi ance aux dons de Dieu en nous. » Ce journal se veut donc un canal qui vient arroser notre vie spirituelle pour que nous puissions porter du fruit et aider chacun à être sel de la terre. C’est tout un programme ! C’est pourquoi nous avons besoin des talents de tous et toutes (telecharger le questionnaire ici).